vendredi, 24 février 2006

C'est ailleurs

 

La lumière m'accueille

et je suis la lumière, je me soulève, je crie - quelque chose s'est déployé mais je m'apaise parce que je retrouve ma chaleur...

Mes entités mouvantes dans la toile répondent à mes appels ;

la toile est un espace qui s'allonge au fil des couleurs et des visages.

L'espace se délimite. Je perçois mon corps.

Je suis autre - je suis au monde

Alors les sons doux je veux les dire aussi.

J'ouvre les yeux...

Je reconnais le langage de mon appartenance, les idées émergent dans ma tête, j'ai un potentiel, je participe, mais encore je suis autre.

Que renferment les visages ?

Aux remous des traînées je cherche l'oxygène.

Le miroir ne parle pas.

Mais dans le combat d'états, de lumières et de formes, le foetus irradie, donne corps à la matière qui s'entrelace, s'organise - mon sommeil est granuleux.

Je peins les traînées, je booste, j'épuise, je me fonds, j'explose, me raréfie, je totémise.

L'oeil est derrière, je rêve d'envolée - je suis autre.

Le brouillard, les fumées, la ligne vibrent, je ferme les yeux, je suis au plus près, j'ondule et je découpe, je vois aux travers mes découpages, mes paysages reliés qui s'enracinent.

Alors l'expérimentation bouillonne et ses filaments comme les cordes d'un filet remontent dans la colonne lumineuse les fruits de sa pêche :

- les cristaux - qui singularisent ma permanence même si mes yeux s'infinissent et se creusent de la multiplicité

- mon soi - accroché dans la vie, processus universel et mes terres m'appellent - c'est ailleurs - je suis autre...

15:40 Ecrit par Alexis DUVAL dans L'alvéole | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

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