mercredi, 13 décembre 2006

défiguré je suis abstrait

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Les traits absents de ma présence, appuyés de vos sentences arides, renforcent en moi l'étrange abcès - celui des corps qui ne voient pas.

Car des limites de vos sens qui ne reconnaissent que ce qu'ils connaissent, je délimite d'un monde blanc de nouvelles couleurs dans leur âme et essence, c'est dans l'abstrait que sont présents la Face mystérieuse, les promesses heureuses...

Je crée, j'invente, je reconnais - tout ce que je ne voyais pas.

 

Lettres et absence, mot et carence,

d'une motte je tire la fleur au sentant de la graine.

 

De tous ceux qui n'effleurent, qui étouffent et enterrent, ils pourront naître au coeur de leur aveugle haine mais n'y voient qu'eux en somme coagulat de terre.

Des sentences au sentant ! délice à rides ! pour les siècles de ceux des façades rangées - coagulat du temps - qui ne vieillissent pas de ce qu'il y a derrière, au-delà, hors du temps !

Je vois des surfaces des profondeurs projetées, des fondantes jetées dans le ciel portuaire, des souvenirs perçants qui accostent à vos airs, des sourires merveilleux à vos yeux scintillants.

J'y vois aussi la mère qui berce l'enfant,

j'y vois aussi l'amer qui débonde qui défend.

La famille est portuaire, étroite maintenant.

De l'écho des rivières le large nous attend...

19:25 Ecrit par Alexis DUVAL dans épars | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

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