mercredi, 13 décembre 2006

défiguré je suis abstrait

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Les traits absents de ma présence, appuyés de vos sentences arides, renforcent en moi l'étrange abcès - celui des corps qui ne voient pas.

Car des limites de vos sens qui ne reconnaissent que ce qu'ils connaissent, je délimite d'un monde blanc de nouvelles couleurs dans leur âme et essence, c'est dans l'abstrait que sont présents la Face mystérieuse, les promesses heureuses...

Je crée, j'invente, je reconnais - tout ce que je ne voyais pas.

 

Lettres et absence, mot et carence,

d'une motte je tire la fleur au sentant de la graine.

 

De tous ceux qui n'effleurent, qui étouffent et enterrent, ils pourront naître au coeur de leur aveugle haine mais n'y voient qu'eux en somme coagulat de terre.

Des sentences au sentant ! délice à rides ! pour les siècles de ceux des façades rangées - coagulat du temps - qui ne vieillissent pas de ce qu'il y a derrière, au-delà, hors du temps !

Je vois des surfaces des profondeurs projetées, des fondantes jetées dans le ciel portuaire, des souvenirs perçants qui accostent à vos airs, des sourires merveilleux à vos yeux scintillants.

J'y vois aussi la mère qui berce l'enfant,

j'y vois aussi l'amer qui débonde qui défend.

La famille est portuaire, étroite maintenant.

De l'écho des rivières le large nous attend...

19:25 Ecrit par Alexis DUVAL dans épars | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

La tête émerge

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La tête émerge et crève la couche saillante. Raide pensant, pesant du peu à peu, complexe d'origine et épure du linceul, roche-rivière aux confins du fin air, s'élève émanation, s'échappe que poursuivre, se livre, mnésique, aux après du socle et des tribulations. Disparate mot nappe, ténacité d'univers, l'élan est spécial, saillant, rétrospectivement cosmique et dans son mouvement spiralé, terrible d'aléas, d'incertitudes et de ce quelque chose empli de pas au paravent de ses fils, le vent l'émoi de ses indices...

19:05 Ecrit par Alexis DUVAL dans épars | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

tout dehors

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C'est un sentiment de liberté mêlée à l'insécurité. On est lâché, on se lâche et point lâche. On s'engouffre dans la nuit mouvante. Un vent d'éclaircie vous balaie les yeux, vous ébouriffe et la marée aux vagues d'asphalte vous noie. Autoprojection, l'écho scintillant des lampadaires, danse des néons. Sans rien ravaler, tout dehors ! tout dehors ! Baskets délassées, ressort désencombre ! Le point de chute en suspens, la peine en allée, la chute en arrière fonds, l'homme de derrière sur le devant. Champs de directions, dispersion du chant clamé. L'engrenage libéré, on cherche le fil... mais électrique le circuit est court vers le dépôt des aliénés. Les cellules tourbillonnent au coeur du bagne. Négligé. Tout se mêle, s'entortille, tout se dresse en avant. Plus d'attaches. Point d'amarres. L'expression chaotique et sans mesure d'un test inconscient pour s'éprouver soi-même. Pour se trouver. Immédiate recherche accrochée dans la vie. Aucune halte. Dépense sans demeure. Une âme physique...

19:00 Ecrit par Alexis DUVAL dans épars | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

cet autre

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Cet autre champs, comme extension de ma contenance dont l'origine humaine transpire pourtant par tous ses pores aseptisés, me ramène tout droit aux barbelés d'hérisson qui cachent l'enclos de mes mains. Même si je laboure ma superficie, même si je le fais mien, il reste pourtant à côté - à distance -

Alors mes larmes de béton qui remontent vers le ciel cimenteront la route inverse ou armeront le cours de la boucle de loupe et de flou qui mènent vers la préexistence avertie.

18:50 Ecrit par Alexis DUVAL dans épars | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

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